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Historique du Centre Frédéric Joliot

Le Centre Frédéric Joliot tient son nom d’un célèbre physicien, prix Nobel en 1935 avec son épouse Irène Curie, fille de Pierre et Marie Curie, pour la découverte de la radioactivité artificielle.

Le Centre Frédéric Joliot a été créé en 1960 à l’instigation du Docteur Pierre DAMAMME. Il ne comprend alors qu’une bombe au Cobalt.

C’est en 1978 que le Centre prend une autre dimension avec l’arrivée d’un cancérologue à temps plein. Le nombre de traitements à effectuer devient plus important, la chimiothérapie prend son essor, l’équipe s’étoffe, le matériel est modernisé, mais les locaux deviennent trop exigus et ne permettent plus la qualité souhaitable de l’accueil des malades.

En 1987, le projet du nouveau Centre est lancé en trois ans avec la participation de la Clinique Saint Hilaire. Le ministère de la santé donne son accord pour l’installation d’un accélérateur linéaire de particules, plus performant que les anciens télécobalts.

Le Centre, équipé alors d’un ALCYON II (Cobalt), installe un NEPTUNE 10 (accélérateur) en avril 1990, qui sera par la suite remplacé par un SATURNE.

En 2001, compte-tenu de l’activité très importante du Centre, un troisième appareil de radiothérapie est autorisé. De nouveaux locaux sont nécessaires et réalisés en 2002 (extension sud, le long du Robec).

Le Centre Frédéric Joliot est maintenant équipé, pour la radiothérapie, de 3 accélérateurs de particules :

– 2 appareils permettant la radiothérapie conformationnelle 3D : le CLINAC 2100  installé en 2002 (qui sera remplacé par un Truebeam en 2016) et le CLINAC 600 installé en 2006.

– installé fin 2012, un nouveau Clinac 2100 avec imagerie embarquée qui permet d’effectuer des traitements IMRT et Rapidarc.

Le service comprend d’autre part un simulateur AXSIM II et une unité de dosimétrie informatisée avec 4 physiciens et 3 dosimétristes.

Il s’est également équipé en 2009 d’un système de radiothérapie stéréotaxique cérébrale (Brainlab) qui permet de traiter avec précision et en 1 à 3 séances des petites tumeurs de quelques millimètres, sans dégâts pour le tissu cérébral avoisinant. Nous avons été pionniers dans ce domaine. En effet, nous étions le seul centre Privé ou Public de toute la Normandie à avoir ce matériel et le 2ème centre privé français à s’équiper.

Pour la chimiothérapie et les problèmes médicaux, il existe dans la Clinique St Hilaire 25 postes de chimiothérapie ambulatoire et 20 lits d’hospitalisation, dont 5 lits de soins palliatifs sous la responsabilité de 2 médecins dédiés

Urgences et premiers soins

Il n’y a pas de service d’urgences pour la cancérologie au Centre Frédéric Joliot et à la Clinique Saint Hilaire. Les hospitalisations sont programmées à l’avance dans la mesure du possible.
Le standard du CFJ est ouvert du lundi au vendredi, de 8h à 18h.

En cas de problème ou d’urgence, si vous êtes suivi au Centre, adressez-vous d’abord à votre médecin traitant ou au 15.


Si votre état le nécessite, ils contacteront la clinique et éventuellement l’oncologue d’astreinte.
Si une hospitalisation est nécessaire, 20 lits sonts disponibles à la Clinique St Hilaire pour la cancérologie. Si une place est libre, nous pourrons vous accueillir.
En cas d’urgence et s’il n’y a pas de place libre, votre médecin devra vous diriger vers un service d’urgences autorisé, en particulier les urgences du CHU de Rouen. La plupart du temps, celui-ci nous contacte pour programmer un tranfert dès qu’une place se libère à St Hilaire.
Vous pouvez essayer également de contacter un autre établissement où vous êtes suivi conjointement pour le cancer (par exemple l’établissement où vous avez été opéré). Ils pourront parfois vous prendre en charge quelques jours en attendant une place en cancérologie.

 

Je souhaite contacter les urgences. Qui dois je appeler ? Pour quoi ?

Le SAMU (15) : Réponse en direct.
Urgences Médicales. Blessés par accident. Malaise dans un lieu public. Accident du travail

Les POMPIERS (18) : Réponse en direct.
Incendie. Accident de la route. Accident domestique, c’est-à-dire survenant à la maison. Explosion. Intoxication au Gaz ou toxiques. Noyade.

La SECURITE (17) : Réponse en direct.
Accident de la route.

L’URGENCE (112) : Service centralisateur.
Numéro européen à utiliser de préférence depuis un téléphone mobile.
Votre appel sera dirigé vers un des services de secours le plus proche.

Informations sociales

Prise en charge à 100%

Votre maladie fait partie des 30 affections qui sont prises en charge à 100 % par la Sécurité Sociale. Cette prise en charge est rétroactive et concerne tous les examens, traitements et hospitalisations depuis le début de votre maladie (même avant que le diagnostic définitif n’ait été porté).
Cette demande de prise en charge a été effectuée par votre médecin référent hospitalier ou votre médecin généraliste. Vous recevrez à votre domicile la confirmation de l’acceptation de votre dossier par la Sécurité Sociale dans un délai d’un mois en moyenne.

 

Les transports

Le transport fait partie de votre prise en charge en affection longue durée (ALD), quel qu’en soit son type.

Vous pouvez, selon votre état de santé :

  • soit vous déplacer avec votre véhicule personnel ou vous faire accompagner par un proche ;
  • venir avec un taxi conventionné ou par un véhicule sanitaire léger (VSL) ;
  • soit faire appel à une compagnie d’ambulance de votre choix (lorsque votre état de santé le nécessite). Dans ce cas, l’ambulancier réceptionne le bon de transport dès le début de votre traitement auprès du secrétariat.

Le bon de transport (délivré par un médecin) vous permet un remboursement de vos déplacements, quel que soit le mode de transport choisi. Ceci est également valable lors de vos déplacements pour les examens demandés par les médecins (scanner, scintigraphie, …).

A NOTER

RADIOTHERAPIE : un récapitulatif des dates vous sera donné à la fin du traitement, en facturation. Si vous êtes venu en voiture particulière, le bon de transport est établi également lors de votre dernière séance de radiothérapie et vous sera remis avec le récapitulatif des dates. Attention, lorsque votre traitement est terminé, vos transports pour les consultations de suivi ne seront pas pris en charge.

CHIMIOTHERAPIE : lors de vos séances, le bon de transport sera fait au niveau du centre.

 

Aides au domicile

Votre état de santé peut vous amener à avoir besoin d’une aide ponctuelle à votre domicile (aide ménagère, auxiliaire de vie, soins infirmiers, kinésithérapeute, location de matériel médical, …).
Pour les prestations non prises en charge par la Sécurité Sociale (aide ménagère, auxiliaire de vie), vous pouvez bénéficier dans certaines situations, d’aides financières.
Pour les modalités d’obtention de ces aides, vous pouvez vous adresser à l’assistante sociale de votre mairie, de la CRAM, de votre mutuelle ou de la Clinique Saint Hilaire.

 

Arrêt de travail

Il dépend de votre état de santé. Un arrêt de travail peut vous être délivré par votre médecin traitant.
Durant les divers traitements, continuer d’exercer une activité professionnelle n’est pas contre-indiqué si vous n’êtes pas trop fatigué.
Certains employeurs permettent des aménagements d’horaires, ou des postes moins pénibles pour éviter l’arrêt de travail. Un mi-temps thérapeutique peut également être accordé par la Sécurité Sociale.

Droits et informations du patient

Vous avez le droit d’être informé sur votre état de santé.

Les informations que le médecin vous fournira vous permettront de prendre librement, avec lui, les décisions concernant votre santé.

Votre volonté d’être tenu dans l’ignorance d’un diagnostic ou d’un pronostic sera respectée, sauf lorsque des tiers sont exposés à un risque de transmission.

 

Personne de confiance

Vous avez en effet le droit de désigner une personne de confiance qui peut vous aider au cours de la prise en charge (dans le respect du secret médical et dans le respect de vos choix).

Qu’est ce qu’une personne de confiance ?

Depuis la loi du 4 mars 2002, chaque patient peut désigner une personne de confiance. Cette désignation se fait par écrit au sein de l’unité médicale.
Elle sera consultée au cas où vous seriez hors d’état d’exprimer votre volonté et de recevoir l’information à cette fin. Si vous le souhaitez, elle peut vous accompagner dans vos démarches et assister aux entretiens médicaux afin de vous aider dans vos décisions.
Vous pouvez désigner un proche, un parent, votre médecin traitant…
Vous pouvez annuler ce choix ou changer le nom de cette personne à tout moment, par écrit.

Bien entendu il est obligatoire de désigner une personne à prévenir, qui peut être différente de la personne de confiance.

Directives anticipées


Toute personne majeure peut, si elle le souhaite, faire une déclaration écrite, appelée « Directives Anticipées » afin de préciser ses souhaits quant à sa fin de vie, prévoyant ainsi le cas où elle ne serait pas, à ce moment là, en capacité d’exprimer sa volonté.

Dossier médical

Le contenu
Votre dossier médical recense l’ensemble des informations concernant votre santé, établies tout au long de votre séjour dans l’établissement.
Ce dossier est, à l’issue de votre prise en charge, conservé conformément à la réglementation en vigueur.

Votre droit d’accès au dossier médical


Vous pouvez avoir accès à votre dossier, directement ou par l’intermédiaire du médecin de votre choix. Pour cela, vous devez adresser votre demande au directeur de l’établissement qui vous aura pris en charge.

Nous vous guiderons dans la démarche à suivre, à savoir :
consultation du dossier sur place (gratuitement, seules les éventuelles photocopies vous seront facturées),
envoi de tout ou partie de votre dossier (frais de photocopie et d’envoi à votre charge)
Dans tous les cas une photocopie recto-verso de votre pièce d’identité vous sera demandée.

La confidentialité


L’établissement s’engage à vous garantir le respect de l’intimité et de la confidentialité des informations personnelles tout au long de votre séjour.

Nous comptons aussi sur vous :

  • pour respecter les lignes de confidentialité dans les points d’accueil et les panneaux interdisant l’accès à certains locaux (salle de soins, archives…)
  • pour être discret sur les informations entendues lors d’un hébergement en chambre double.

Informatique et liberté

Certaines données médicales et administratives sont informatisées. La Clinique Saint-Hilaire et le Centre Frédéric Joliot garantissent la confidentialité et la protection par le secret médical. Le traitement de ces données est conforme à la loi n° 78-10 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés modifiée par la loi n° 2004-801 du 6 août 2004 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel.
La loi prévoit que vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations vous concernant.

 

Plaintes et réclamations, éloges, observations ou propositions

Si vous n’êtes pas satisfait de votre prise en charge, nous vous invitons à vous adresser directement au responsable concerné. Si cette première démarche ne vous apporte pas satisfaction vous pouvez demander à rencontrer le responsable du service concerné ou écrire au directeur.

Nous veillerons à ce que votre plainte ou réclamation soit instruite selon les modalités prescrites par le code de la santé publique.

Commission des Relations avec les Usagers et de la qualité de la prise en charge (CRU)

Lors de la réception de votre plainte il sera fait un lien avec la commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge (CRU).
Le cas échéant, vous pourrez être mis en relation avec un médiateur médecin ou non médecin, membre de la CRU.
Le (ou les) médiateur(s) pourront vous recevoir, vous et votre famille à votre demande, pour examiner les difficultés que vous rencontrez.
Outre les médiateurs, la CRU se compose du directeur de l’établissement et de deux représentants des usagers (vous pouvez consulter la liste des membres de la CRU à l’accueil de la Clinique).

Evaluation

L’établissement, dans le cadre de sa démarche qualité évalue régulièrement ses pratiques, notamment au regard de recommandations extérieures telles que la certification par la Haute Autorité de Santé ou les différents indicateurs nationaux.

Si vous souhaitez connaître les résultats de ces évaluations, n’hésitez pas à contacter le Directeur.

Missions de la CRU

La CRU veille au respect de vos droits tout au long de votre prise en charge dans l’établissement, elle peut également vous aider dans vos démarches.

Elle a pour missions d’examiner toutes les plaintes reçues, d’analyser les questionnaires de satisfaction et de recommander à l’établissement l’adoption de mesures afin d’améliorer l’accueil et la prise en charge des personnes hospitalisées et de leurs proches.

N’hésitez pas à compléter les questionnaires de satisfaction, ils nous sont utiles pour améliorer la qualité des soins et de la prise en charge.

Associations

La ligue contre le cancer
39 rue de l’hôpital, 76000 Rouen
Tél. : 02.35.89.20.26

Vivre comme Avant 
14, rue Corvisart 75013 PARIS
Tél: 01 53 55 25 26
http://www.vivrecommeavant.com
Antenne à Rouen : contacter directement l’association.

Association des laryngectomisés et mutilés de la voix de Haute-Normandie
Siège Social : 29 rue Shakespeare 76800 Le Havre
Tél : 02.35.48.69.53

Association JALMALV
35 place du Général de Gaulle, 76000 Rouen
Tél. : 02.35.15.87.45

Association Nationale des Malades du Cancer de la Prostate (ANAMACAP)
Adresse du Secrétariat : 12, rue de Partarrieu 33124 Auros
Tél. 05.56.65.13.25- info@anamacap.fr

Europa Donna Forum Coalition Européenne contre le cancer du sein
14, rue Corvisart 75013 Paris
Tel : 01 44 30 07 66 – info@europadonna.fr

Fédération des Stomisés de France
http://www.fsf.asso.fr/

GRECO (Groupe de Recherche et d’Etudes Clniques en Oncologie)
Il s’agit d’une Association loi 1901 purement locale permettant de récolter des dons ou des subventions, utilisés en totalité pour aider les activités du Centre Frédéric Joliot. Celui-ci ne reçoit aucune subvention des grandes associations (Ligue, ARC etc…). Domiciliation au CFJ. Tél : 02 32 76 40 76

CRAM de Normandie
Avenue du Grand Cours, 76028 Rouen cedex 1
Tél. : 02.35.72.98.82

Lexique

L’imagerie

Tous les examens effectués vous appartiennent. Ils sont souvent envoyés directement au médecin qui en fait la demande. Vous pouvez donc en reprendre possession.

  • Le Scanner (Tomodensitomètre) : procédé radiologique couplé à un ordinateur qui permet l’étude en coupes perpendiculaires au grand axe du corps des différents tissus de l’organisme.
  • Scintigraphie osseuse : c’est une « photo » de votre squelette après injection d’un produit radioactif de brève durée qui permet de repérer des anomalies de fixation.
  • L’IRM (Imagerie par résonance magnétique) : permet d’obtenir des images du corps humain dans différents plans, grâce à un procédé utilisant un important champ magnétique.
  • Le TEP Scan ou PET Scan en anglais (Tomographie à Emission de Positons) : repère des anomalies de fixation du glucose marqué que l’on injecte, en rapport avec le cancer. Les images sont couplées à des images scanner.

Tous ces examens nécessitent la plupart du temps une injection intraveineuse.

  • L’échographie : exploration d’un organe ou d’une région du corps au moyen des ultrasons.
  • La radiographie : procédé classique de « photographie » par rayons X en 1 plan.
  • L’ostéodensitométrie : mesure de la densité minérale osseuse (Absorption des rayons X au niveau du rachis lombaire et des cols fémoraux).

La biologie

 

  • Le bilan biologique : prise de sang pour vérifier le fonctionnement de certains organes et la tolérance de l’organisme au traitement.
  • Marqueurs tumoraux : dosages sanguins qui permettent de repérer ou de dépister une anomalie en rapport avec certains cancers.
  • Biopsie : Opération consistant à prélever sous anesthésie un fragment d’organe ou de tumeur pour l’analyser.

Autre

  • Adénopathie : Augmentation de volume d’un ganglion.
  • Alopécie : Chute ou absence, partielle ou généralisée, des cheveux et/ou des poils.
  • Antalgique : Traitement ou posture ayant pour but de calmer la douleur.
  • Antiémétique : Traitement destiné à prévenir et contrôler les nausées, haut-le-cœur et vomissements.
  • Antipyrétique : Traitement pour réduire la fièvre.
  • Asthénie : Etat de fatigue et d’épuisement.
  • Céphalées : Maux de tête.
  • Dyspnée : Difficulté à respirer, avec une sensation de gêne ou d’oppression.
  • Marqueurs tumoraux : Substances sécrétées par les cellules tumorales. Leur dosage dans le sang permet de suivre l’évolution de certaines tumeurs.
  • Métastases : Tumeurs secondaires qui se développent à partir d’une tumeur primitive suite à la migration des cellules cancéreuses par voie sanguine.
  • Moelle osseuse : Tissu situé à l’intérieur de l’os où les cellules du sang sont produites.
  • Protocole : recueil d’indications rappelant les examens ou les règles du traitement pour un cancer d’un type donné. Il évolue avec les progrès scientifiques.
  • Récidive : Réapparition de la tumeur après une période de rémission.
  • Rémission : Disparition apparente de tout signe évolutif de la maladie. Après un laps de temps défini, on parle de guérison.
  • Tumeur : Augmentation anormale de volume d’une partie d’un tissu ou d’un organe due à une prolifération cellulaire.

Questions fréquentes autour de la radiothérapie

Dois-je cesser mon travail ?

Si vous n’êtes pas fatigué, vous pouvez poursuivre votre activité professionnelle car la séance ne dure que quelques minutes chaque jour, fixée en fonction de vos obligations. Il est également possible de demander à votre employeur un aménagement de vos horaires ou un travail à temps partiel.

 

Puis-je interrompre mon traitement ?

Une telle décision ne pourra être prise qu’en accord avec votre médecin, notamment si vous souffrez de troubles importants.

 

Puis-je partir en vacances ?

Oui, si la radiothérapie est terminée. Votre médecin traitant ou le cancérologue vous indiqueront les précautions à prendre durant vos vacances et, s’il y a lieu, ils prendront contact avec un médecin proche de l’endroit où vous séjournez. En cas de départ à l’étranger, il est utile de vous renseigner auprès de l’organisme de sécurité sociale dont vous relevez pour obtenir le formulaire E 111 qui permet de vous faire soigner dans l’un des quinze pays de l’Union Européenne. En dehors de l’Union, pensez à contracter une assurance couvrant les frais occasionnés par les soins (notamment aux USA) ainsi que votre rapatriement éventuel. Si vous prévoyez de partir dans une région ensoleillée, il faut éviter d’exposer au soleil les parties traitées de votre corps.

 

Dois-je continuer mon traitement contre l’hypertension, le cholestérol, le diabète, etc. ?

A priori, aucune prise de médicament prescrite par votre médecin traitant ne doit être interrompue. En cas de problème, c’est votre oncologue radiothérapeute et votre médecin traitant qui prendront, en commun, les décisions qui s’imposent.

 

Je suis également traité par chimiothérapie, pourquoi ?

La radiothérapie a une action purement locale : elle agit uniquement sur la zone traitée. Il peut donc être nécessaire d’avoir recours à la chimiothérapie. Son action est étendue à tout le corps, même sur les zones que les rayons n’atteignent pas. Selon les cas, elle est prescrite avant, pendant, ou après la radiothérapie. Lorsqu’elle est prescrite simultanément, les doses sont calculées pour que vous puissiez supporter l’association des deux traitements en même temps.

 

Comment puis-je m’habiller ?

Le plus normalement possible. Cependant, dans les régions où votre peau est traitée, des vêtements trop serrés au tissu trop riche peuvent provoquer une irritation. C’est également le cas pour certains textiles artificiels. Privilégiez par conséquent des vêtements souples et amples, en coton et peu fragiles. Ils risquent en effet d’être tachés par la fuchsine que l’on applique sur votre peau.

 

Suis-je radioactif / radioactive après une séance de radiothérapie (rayons) ?

Non, rassurez-vous. Même après une séance, votre corps n’émet aucun rayonnement qui pourrait mettre en péril votre entourage.

 

RADIOTHERAPIE . ASPECT PRATIQUE

Pourquoi ai-je des nausées ?

Certaines personnes éprouvent des nausées dans les heures qui suivent les séances de radiothérapie.

Dans ce cas, évitez de vous alimenter avant la séance. Si ce problème persiste, votre médecin pourra vous prescrire des médicaments contre les nausées et les vomissements. Si vous souffrez de nausées juste avant la séance, pensez à prendre une légère collation. Si ces maux persistent, essayez de boire et de manger lentement, évitez les aliments riches en graisses, épicés, acides, alcoolisés.

Évitez enfin les aliments très chauds, mangez de petites quantités et souvent.

 

Je perds l’appétit, que faire ?

La perte d’appétit est un phénomène fréquent. Il est cependant important que votre apport calorique soit élevé afin de permettre à votre organisme de lutter contre la maladie. Un peu d’exercice peut stimuler votre appétit.

Au lieu des trois repas habituels, essayez de manger plusieurs fois dans la journée par petites quantités. Laissez-vous guider par votre appétit : n’hésitez pas à mangez plus les jours où vous avez de l’appétit afin de compenser.

Variez vos menus, organisez des repas en famille et avec vos amis. Si vous avez envie de boire un verre de bière ou de vin, demandez à votre médecin traitant si c’est possible.

Si, malgré tous ces conseils, vous ne parvenez pas à avoir une alimentation suffisante, sachez qu’un diététicien peut vous aider ainsi que le médecin traitant. Ils pourront notamment vous prescrire des aliments hypercaloriques spécialisés.

 

RADIOTHERAPIE . EFFETS SECONDAIRES

J’éprouve une sensation de fatigue, pourquoi ?

Durant votre traitement, votre organisme dépense beaucoup d’énergie. En outre, le stress lié à votre maladie, aux visites nombreuses au centre de traitement, l’effet des radiations sur les cellules saines de votre organisme contribuent à votre fatigue. Les sensations de fatigue et de faiblesse disparaîtront progressivement après la fin de vos soins. Pour limiter cette fatigue, essayez de demander moins d’efforts à votre organisme, ralentissez vos activités et reposez-vous durant vos heures libres. Essayez de dormir plus longtemps la nuit et de faire la sieste si vous le pouvez. Recherchez également la solution la moins fatigante pour vos transports entre votre domicile et le centre de soins.

SEXUALITE

Le traitement empêche-t-il les rapports sexuels ?

La sexualité peut être affectée de diverses manières par la radiothérapie. Beaucoup de patients ne ressentent aucun effet tandis que d’autres constatent des modifications de leur désir et de leurs relations sexuelles. Si vos relations sexuelles avec votre partenaire étaient satisfaisantes, il y a de fortes chances pour que cette situation demeure. N’hésitez pas, en tous les cas, à en parler à votre infirmière ou au médecin. Ils vous donneront des conseils ou vous orienteront vers une personne compétente dans ce domaine. Dans le cas de radiothérapie du bassin chez la femme, il est souvent conseillé de ne pas avoir de relations sexuelles avant et juste après le traitement. Certaines patientes se plaignent en effet de douleurs lors des relations, qui disparaissent généralement après la fin de la radiothérapie. Mieux vaut dans ce cas attendre la fin du traitement pour reprendre des relations sexuelles normales, afin d’éviter le rétrécissement des tissus vaginaux.

 

La radiothérapie rend-elle stérile ?

Certaines radiothérapies du bassin peuvent effectivement entraîner une stérilité temporaire ou définitive. Chez la femme, il faut souvent s’attendre à un arrêt des règles qui s’accompagne d’autres symptômes de la ménopause (irritation et sécheresse vaginales). Un traitement substitutif est envisageable. Chez l’homme, l’irradiation de la région des testicules réduit le nombre des spermatozoïdes et leur capacité fertilisante. Si vous désirez un enfant et craignez que le traitement ne vous rende stérile, il peut être possible de faire conserver votre sperme par congélation, avant de commencer la radiothérapie.

 

Vais-je devenir impuissant ?

Le traitement par radiothérapie ne rend pas impuissant. Seul le traitement de la prostate peut générer dans certains cas des défaillances.

 

La radiothérapie rend-elle frigide ?

Non, la radiothérapie n’empêche pas le plaisir sexuel.

Cancer et vie de famille

Vos enfants et vos proches ont besoin de savoir ? 
DIRE OU NE PAS DIRE ? COMMENT LE DIRE ?

« Faut-il le dire à vos enfants ? Comment le dire ? Cela ne risque-t-il pas de les perturber ? » Telles sont les questions qui se posent quand un parent est atteint d’un cancer.
Notre expérience montre que les enfants « savent », de toute façon, qu’il se passe quelque chose d’important dans la famille. Ne rien leur dire laisse place à l’imagination et ce qu’ils imaginent alors est pire que la réalité.
De plus, quand les familles s’enferment dans le mensonge, elles sont ensuite désemparées, ne sachant comment s’en sortir. Et l’enfant, lorsqu’il découvre la supercherie, perd confiance dans les adultes qui l’entourent.
L’expérience prouve que « si le père ou la mère est malade, il faut le dire ». Les enfants montrent une grande capacité à faire face, et font preuve de maturité dans leur réflexion. Ils insistent toujours sur l’importance pour eux d’être totalement impliqués dans l’épreuve que traverse la famille, de connaitre la vérité et de l’apprendre de leurs parents.
Si vous le souhaitez, nous vous remettrons des livres pour vos enfants et un psychologue pourra les recevoir.

COMMENT SE COMPORTER OU COMMUNIQUER AVEC LA FAMILLE, L’ENTOURAGE ?

Il n’existe pas de règle. La maladie peut modifier les relations de couple. Si vous éprouvez des difficultés dans le dialogue avec votre conjoint ou vos proches, n’hésitez pas à prendre conseil auprès du psychologue.

Il faut prévenir votre entourage pour qu’il puisse nous accompagner efficacement durant vos traitements.

Généralités sur le cancer

Un cancer, qu’est-ce que c’est ?
C’est une prolifération de cellules malignes.
Ces cellules ont subi un dérèglement (parfois provoqué, tabac, alcool, UV etc…) mais souvent sans cause retrouvée. Parfois, on peut retrouver une prédisposition familiale.
Le fonctionnement de la cellule cancéreuse est devenu anarchique. Elle peut proliférer sans obéir aux règles habituelles qui régissent le corps humain.

Oncologie, Cancérologie
C’est en fait la même spécialité. Oncologie vient de la racine grecque (onco, tumeur) et est utilisé dans les pays anglo-saxons. Cancérologie a des origines latines plus imagées (cancri, crabe). Toutefois, en France, le terme « Oncologie » est de plus en plus employé. Il y a des Oncologues Radiothérapeutes et des Oncologue Médicaux (qui ne pratiquent que la chimiothérapie).

Quels sont les traitements ?
L’objectif des traitements est de détruire les cellules cancéreuses. Pour une stratégie optimale, ils sont souvent associés (par exemple, chirurgie suivie de radiothérapie, voire de chimiothérapie).

Les traitements sont décidés, au cas par cas, en concertation avec les différents médecins impliqués dans votre prise en charge, lors de Réunions de Concertation Pluridisciplinaire.

LES TRAITEMENTS DU CANCER AU CENTRE FREDERIC JOLIOT

LA RADIOTHÉRAPIE

La radiothérapie est un traitement qui consiste à utiliser des rayons pour détruire les cellules cancéreuses. C’est un traitement local du cancer. Le médecin radiothérapeute vous donnera les explications nécessaires.

LES TRAITEMENTS DU CANCER A LA CLINIQUE SAINT HILAIRE

LA CHIRURGIE

Elle consiste à enlever la tumeur au cours d’une intervention chirurgicale. Elle est plus ou moins étendue (curage ganglionnaire…)

LA CHIMIOTHÉRAPIE

La chimiothérapie est un traitement destiné à détruire les cellules malades. Elle agit de façon diffuse et atteint la totalité des cellules.

On utilise souvent plusieurs médicaments pour éviter que la tumeur ne devienne résistante au traitement ou pour augmenter l’efficacité de la chimiothérapie.

La chimiothérapie peut également être utilisée en association
avec la radiothérapie.

Les cures de chimiothérapie se font le plus souvent par voies
intraveineuses en perfusion de durée variable selon les
produits. Des médicaments de chimiothérapie peuvent être
donnés par voie orale, dans certaines indications médicales
très précises.

Le médecin oncologue est là pour vous donner toutes les
informations nécessaires.

LE CANCER

LES AUTRES TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX

L’hormonothérapie est un traitement qui empêche pour certains cancers l’action d’hormones susceptibles de favoriser la croissance des cellules cancéreuses.

L’immunothérapie est un traitement qui vise à stimuler les défenses immunitaires de l’organisme contre les cellules cancéreuses, il existe plusieurs médicaments qui peuvent être administrés par voie orale ou intraveineuse.

Les thérapies ciblées : médicaments qui visent spécifiquement une protéine anormalement exprimée dans les cancers. Leur administration se fait également par voie orale ou intraveineuse.

La recherche biomédicale

Le centre Frédéric JOLIOT propose à ses patients de pouvoir bénéficier de traitements et d’examens innovants. C’est pourquoi votre médecin peut vous proposer de participer à un protocole d’essai thérapeutique.

Votre participation est libre et volontaire. Afin de vous informer et de répondre à vos questions, nous mettons à votre disposition la brochure « Les essais cliniques en Cancérologie : les réponses à vos questions » éditée par l’INCA.

Votre médecin peut également vous adresser à l’Attachée de Recherche Clinique du Centre.